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Statuts réglementaires et de protection
Espèce protégée en France
Annexe I de la Directive Oiseaux
Annexe II de la Convention de Berne
Statuts biologiques
En danger   Espèce sédentaire  
En déclin   Migratrice totale  
A surveiller Migratrice partielle
Nicheur Localisé
Rare
Commun
Hivernant
Localisé
Rare
Commun
Nom latin : Calonectris diomedea diomedea
Nom provencal : Gafeto-de-mar à bè-croucu

Poids : 560 - 960 g
Envergure : 100 - 125 cm
Étymologie : cendré désigne la couleur de sa calotte
Habitat : îlots rocheux en reproduction et le reste du temps pélagique
Vie sociale : niche en colonies, se déplace en petits groupes
Nidification : occupe une anfractuosité en falaise
Alimentation : proies exclusivement marines : crustacés, poissons
Particularité : la journée en mer, il ne vient sur terre que la nuit pour la reproduction

Ecologie générale de l’espèce et particularités régionales :
La mer et les îles sont les habitats privilégiés du Puffin cendré. Les sites de reproduction principalement insulaires, sont fréquentés uniquement de nuit, et le temps de la période de nidification. L’oiseau affectionne les zones de falaises et d’escarpements rocheux ainsi que les éboulis, où il peut y établir le terrier qui lui servira de nid dans les failles, les crevasses, et autres cavités naturelles. En Provence, l’espèce se reproduit localement sur les îles d’Hyères et de Marseille. La saison de reproduction se déroule sur 8 mois, depuis l’arrivée des adultes sur les colonies début mars, jusqu’à l’envol des jeunes en octobre. La ponte a lieu fin mai, et les éclosions se produisent durant la première quinzaine de juillet. L’élevage du poussin unique dure 3 mois. Le régime alimentaire du Puffin cendré se compose essentiellement de petites espèces de poissons et crustacés pélagiques, ainsi que des céphalopodes.

Distribution et évolution des effectifs dans la région PACA :
L’effectif en région PACA du Puffin cendré est estimé à 480-555 couples nicheurs. Cette estimation repose sur le recensement des terriers occupés en période de reproduction.
Sur les îles d’Hyères, les prospections réalisées en 1999 montrent une stabilité des effectifs environ 200-250 couples par rapport aux premiers recensements réalisés au début des années 1980. Mais cette stabilité numérique dans le temps masque des difficultés d’accroissement démographique par rapport à la capacité d’accueil des sites, ainsi que des phénomènes de disparition et de déplacement de certaines colonies de reproduction.
Sur les îles de Marseille, on ne dispose pas de recensements anciens exhaustifs, mais les inventaires récents attestent de la disparition de l’espèce sur plusieurs îlots de l’archipel de Riou. De même, le suivi de la population sur le Frioul depuis près de 30 ans montre une baisse régulière du succès de reproduction de l’espèce.

Maquette © Michel Belaud